Historique

Sans doute unique au monde, Le Passage du Gois qui relie le continent à l’île de Noirmoutier, à marée basse, connaît la faveur de nombreux touristes.
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Le Gois, c’est 4150 mètres de chaussée fréquentée par 1200 véhicules-jour en période estivale. Son origine se situe 600 après J.C., mais la première traversée connue remonte à l’an 845.

Le Gois étant inscrit à l’inventaire des monuments historiques, on ne peut pas le restaurer sans respecter certaines normes, notamment la hauteur de la chaussée qui ne doit pas excéder son niveau actuel, correspondant au niveau moyen de l’eau. Le tracé actuel remonte à la fin du XVIIIè siècle. Ce n’est qu’en 1924 qu’il reçut son premier pavage.

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Il peut donc être toujours franchi en voiture à marée basse et fait également la joie de nombreux pêcheurs à pied qui peuvent y trouver : palourdes, coques et autres coquillages.

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Crédit photos: Moha

Les balises sont l’image du Gois. Elles sont aussi un refuge pour les imprudents qui bravent le flot montant. Elles sont au nombre de neuf dont trois dotées d’une plate-forme.
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Assis sur les gradins en pierre ou en se promenant sur le chemin de la digue, on peut découvrir un panorama exceptionnel et respirer un air iodé inoubliable.
Photo des digues du gois

L’accumulation des alluvions dans la baie de Bourgneuf permit, à marée basse, de passer de l’île vers le continent, et vice-versa, à pied entre Barbâtre et Beauvoir. C’est vers 1700 que des cartes militaires font état d’une route prise par des îliens pour rejoindre le continent. Toutefois vers cette période aucune route matérialisée n’existe. Dans la seconde moitié du XVIII° siècle on y construisit une chaussée. Les premiers refuges datent de 1788; la route est balisée de poteaux surmontés de barriques servant de refuges aux imprudents surpris par la marée montante.

En 1830 le passage du Gois ( probablement déformation du mot gué) devient Chemin de communication n° 5. Vers 1850 il est jalonné de piquets de bois et de neuf balises-refuges. Ensuite ce furent successivement la couverture en macadam, la pose de dalles en ciment armé . En 1971 le pont de 583 mètres fut ouvert à la circulation entre Fromentine et Barbâtre.

Il serait dommage de ne pas l’emprunter soit à l’aller soit au retour, en veillant bien sûr aux horaires de marée.

Chaque année s’y déroule une course à pieds spectaculaire, les Foulées du Gois, où les derniers arrivants finissent la course les chevilles dans l’eau de mer.[galleryview id=1]